Summary: Information / Discussion
Cooperation for development: empowering civil society in developing countries
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18 July 2002, 11:30-13:00 |
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ICCG 3 |
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Moderator(s): | | • Mr. Jean-Pierre Gontard, Fédération Genevoise de Coopération (FGC)
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Presenters/ Participants: | | • Mr. Rubén Ortiz, Asociación de Agroturismo y Ecoturismo Indígena • Mr. Pierre Petitat, Swiss Agency for Development and Cooperation (SDC) • Mr. Traore Wodjo Fini, African Union Club of Côte d'Ivoire
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| Reporter: |
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Edith Rojas |
| Key words: |
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Coopération internationale, société civile, ONG, agences de coopération, décentralisation, projets/programmes de coopération |
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La participation des organisations de la société civile est de plus en plus reconnue, et ce dans tous les pays en voies de développement. Afin de renforcer cette participation grandissante, les intervenants soulignèrent l’importance d’une collaboration directe entre agences de coopération et ONG, que se soit au niveau du financement, de l’apport technologique, de l’échange d’expériences ou de savoir-faire. Aussi, une décentralisation de l’aide au niveau local et régional, et donc une plus grande responsabilité accordée aux ONG par rapport à l’Etat favorise un développement durable et des projets de coopération en accords avec les réalités du pays et véritables besoins en développement.
M. Traore Wodjofini de l'Organisation de la Société Civile Africaine (OSCA)
fit remarquer qu’un renforcement de la participation des ONG dans les pays en
développement passe par la décentralisation de l’aide au développement. En effet, il faut traiter directement avec les ONG et transférer directement la technologie aux ONG. Afin d’établir une décentralisation efficace, des réseaux de communication accessibles directement par tous les partenaires et ce dans chaque secteur d’activité doivent être implantés. M. Wodjofini souligna qu’en Afrique de l’Ouest, la décentralisation est d’autant plus importante que l’Etat réparti les ressources et gère les dépenses en ne tenant pas forcément compte des réalités et véritables besoins en développement. Comme il le
dit, "l’Etat n’a pas d’intérêt direct à appuyer la société civile et il fait essentiellement ce qui l’arrange." M. Pierre Petitat
de la Direction du Développement et de la Coopération Suisse (DDC) cita la Commission Tevoedjre qui identifie comme principales causes des contre-performances africaines ces 20 dernières années "l’instabilité politique, la mauvaise gouvernance, la mise en oeuvre de politiques économiques inadaptées et insuffisamment orientées vers le rétablissement des grands équilibres, le rôle limité du secteur privé dans le processus de production, des mauvaises conditions climatiques et la détérioration des termes de l’échange”. La Commission estime aussi que les efforts de contestation contre la forme actuelle de mondialisation négative par la société civile, les ONG de droits de l’homme et de l’intervention humanitaire constituent une opportunité pour faire entendre la voix de l’Afrique. Pourtant, la pression de la société civile et de l’ONU ne suffiront pas si les Etats et les agences d’aide n’adhèrent pas massivement à des nouveaux principes de gouvernance et d’appui au développement. Pour cela, l’adoption d’une approche de consultation et de participation de tous les acteurs de la vie nationale, en l’occurrence les citoyens et citoyennes de la base, la société civile et les décideurs est impérative. La stratégie nationale de lutte contre la pauvreté doit en effet s’appuyer sur une approche consultative et participative afin de construire l’Afrique sur un socle
visionnaire. M. Ruben Ortiz d'AGREATOUR/KONOJEL affirma qu’en Amérique Latine, la société civile a réussi dans la création de fédérations d’ONG ou réseaux nationaux qui permettent un échange d’idées, d’expériences, de technologies de pointe, de stratégies conjointes destinées à des programmes de coopération nationale et internationale ainsi qu’à des propositions conjointes destinées aux gouvernements. M. Ortiz souligna l’influence que peuvent avoir les alliances nationales et régionales sur les politiques gouvernementales. Comme problèmes essentiels, M. Ortiz cita:
Le manque de suivi des projets ou programmes de coopération, l’échec de la majorité des projets dirigés directement par les coopérants ou les gouvernements, le fait que la majorité des projets menés par les ONG locales doivent être obligatoirement appuyés et cautionnés par l’Etat.
Selon M. Ortiz, pour une plus grande responsabilité et autonomie future des organisations de la société civile, trois facteurs interviennent:
- leur crédibilité à administrer les ressources;
- la transparence de leurs opérations comptables, clarté et fiabilité de leurs audits;
- la supervision de leurs projets ainsi que l’évaluation de leur travail et le taux de succès de leurs
projets/programmes.
Points intéressants
Un participant souligna qu’effectivement l’Etat n’appuie pas toujours la société civile en Afrique, mais qu’il ne faut tout de
même pas faire de généralité, tel n’est pas le cas par exemple au Bénin. Il fit constater que les ONG se positionnent essentiellement en tant que prestataires de services, les organisations internationales ayant des plans donnés qu’elles viennent simplement
exécuter. Plusieurs ONG ont aussi tendance à disparaître sitôt les projets
et les programmes de coopération terminés. Seules les ONG ayant une véritable stratégie de développement
perdurent.
Une autre participante dit que la centralisation des systèmes politiques en Afrique est une des causes essentielles de la pauvreté et caractérisa la décentralisation comme une "bouffée d’oxygène" qui permettrait la propulsion du développement local. Elle ajouta que la société civile constitue l’acteur principal pour la promotion de la démocratie et la transparence.
M. Petitat fit remarquer que certes un financement direct aux ONG est possible, mais qu’il faut dans ce cas avoir un bon prestataires de services.
Conclusions
M. Wodjofini affirma que les ONG en Afrique de l’Ouest doivent prendre une responsabilité que l’Etat n’est pas capable d’accomplir, soit une aide directe au développement. Pour ceci, une décentralisation ainsi que l’implantation de réseaux sont nécessaires.
M. Petita souligna que les groupes de population sont capables de faire l’analyse de leur situation, de se repérer dans le champ de la société civile, d’expérimenter des alternatives ou de tisser de nouveaux liens avec ceux qui détiennent le pouvoir et l’argent. Pourtant, comme il ajouta l’expérience nous a appris que les collectivités les plus fécondes et les plus durables ne sont pas nées par la volonté de la coopération, elles sont le fruit d’initiatives endogènes. Le mieux que la coopération puisse faire, c’est de les encourager sans les abîmer.
M. Ortiz demanda l’aide de la coopération internationale, mais dans des projets ou programmes de développement en accord avec les véritables demandes et besoins de la société:
de véritables programmes, non ceux à court terme, qui uniquement servent aux agences coopérantes à justifier leur mandat, les projets à long terme sont bien plus bénéfiques, des projets qui englobent la participation de toute la population civile, et tout particulièrement les jeunes, des projets avec une évaluation et un suivi. Enfin, la coopération internationale doit changer ses stratégies d’appui, éviter la bureaucratie qui empêche le flux et l’échange d’information ainsi que le dynamisme des apports financiers.
Presenters' Documents Available
 18.06_ortiz_ruben.doc (35 K)
 18.06_ortiz_ruben_2.doc (39 K)
 18.06_petitat_pierre.doc (36 K)
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