Promotion dans le domaine de la santé et des droits de l'homme
WG on Health Promotion
Health and Human Rights
Anne Trehern, Mandat International
Posted Mon 20:49 GMT
Peter Prove du Comité des droits de l'homme au Congo, Helena Nyren-Krug et Miriam Maluwa de l'Organisation Mondiale de la Santé étaient présents lundi après-midi à la réunion sur la promotion de la santé et des Droits de
l’homme.
Dans le cadre de la conférence sur la santé et les Droits de l'homme, Helena Nyren-Krug, conseillère à la santé à l'OMS, a relevé dans un premier temps que les Droits de l'homme sont non seulement importants du point de vue politique mais aussi culturels. Au début de la Guerre froide, ils étaient limités. Ce n'est qu'en 1966, avec la Convention économique, sociale et culturelle, que ces droits se sont développés.
Il faut aussi rappeler que les gouvernements ont l'obligation depuis 1948 de promouvoir le droit à la santé. Ce droit est mentionné dans la Déclaration universelle des Droits de l'homme et dans la Déclaration d'Alma Ata et du rapporteur spécial des Droits de l'homme de 2002.
L'OMS utilise les Droits de l'homme comme cadre de travail pour promouvoir le développement de la santé en demandant aux gouvernements de les mettre en oeuvre, en mettant sur pied des projets pilotes et des normes internationales pour les faire
appliquer.
Peter Prove, du Comité des Droits de l’homme du Congo, a, quant à lui, insisté sur l'importance de mettre en place un droit à la santé aussi bien physique que mental. Dans ce domaine, la Convention des droits économiques et sociaux a été ratifiée par 147 pays en 1966.
Il a rappelé qu'il existe actuellement un Comité économique et social constitué d'experts indépendants proposés par leurs gouvernements qui peuvent lire les rapports et dire ce qui ne va pas aux ONG (organisations non gouvernementales) si ces derniers ne respectent pas leurs devoirs.
Ces droits existent dans les faits. Les gouvernements sont tenus de les appliquer et de mettre à la disposition du public de l'eau potable, des mesures d'hygiène adéquates, des réseaux de santé accessibles sans discrimination aux plus pauvres et économiquement viables. De plus, les gouvernements sont aussi tenus de fournir des informations accessibles au public.
Miriam Maluwa, conseillère à l'Onusida, a parlé de la nécessité de parler aux ONG. Elle a aussi insisté sur le fait que ce droit à la santé dépendait aussi d'autres droits: le droit au logement qui influence la santé, les droits culturels, économiques, sociaux et ceux en matière d'éducation et de travail. Les violations des Droits de l'homme peuvent engendrer de graves maladies.
D'autre part, dans un deuxième temps, Miriam Maluwa a mentionné l'impact négatif du sida sur les personnes non protégées. Celles-ci sont souvent discriminées. Les personnes séronégatives ne peuvent pas rester chez elles. Il existe des cas où les Droits de l'homme ne sont pas respectés.
Elle a aussi fait part du cas de personnes battues à mort en raison de leur séropositivité. Le sida exclue les familles défavorisées. Alors, comment soigner quand on est marginalisé et sans accès aux médicaments? Pour ne pas que les traités soient foulés au pied, il est nécessaire que les sociétés civiles luttent contre les discriminations et interviennent au niveau des gouvernements, a-t-on entendu comme conclusion.
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