Message from Mr. Guy Olivier Segond, Special Ambassador of The World Summit
On the Information Society
Genève, 15 juillet 2002—Forum Mondial de la
Société civile
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Monsieur le Président,
Monsieur le Directeur général,
Messieurs les Secrétaires généraux,
Excellences,
Mesdames et Messieurs.
A l’occasion de cette cérémonie d’ouverture du
Forum Mondial de la Société Civile (FMSC) j’ai le plaisir
et l’honneur de vous apporter le salut des responsables du sommet mondial
sur la société de l’information et en particulier de son
président, son excellence Monsieur Adama Samassecon qui était
dans ces dernières années le Ministre de l’éducation
du Mali, et de son Secrétaire général Monsieur Yosso
Utsumi, Secrétaire général de l’Union Internationale
des Télécommunications.
Excellence, Mesdames et Messieurs, chacun de nous le voit et le sait. Au
cours de ces dernières années les nouvelles technologies de
l’information et de la télécommunication ont
modifiées fondamentalement notre manière de vivre,
d’apprendre et de travailler. Nous sommes ainsi entrés dans une
nouvelle société: la société de l’information
symbolisée par le PC, l’ordinateur portable, le
téléphone cellulaire, l’Internet et les sites web.
La Société Civile se réunit aujourd’hui à
Genève au Forum Mondial. La Société Civile est une fille
de cette révolution de l’information. En effet, c’est
grâce au nouvelles technologies de la communication, grâce aux
nombreux réseaux d’information que l’action
d’innombrables groupes de citoyens organisés autour
d’objectifs précis s’est considérablement
renforcés finissant par influencer les gouvernements nationaux et les
organisations internationales. A côté des NGOs, ces groupes de
citoyens associés aux milieux sociaux, aux universitaires, aux artistes,
aux médias, aux syndicats ou aux consommateurs ont donné
naissance à ce qu’on appelle aujourd’hui la
Société Civile. Dans ce nouvel environnement
caractérisé par une bonne circulation de l’information, la
société civile est devenue avec les gouvernements nationaux, les
organisations internationales et les entreprises privées, l'un des
grands acteurs de la communauté internationale. Comment les Nations
Unies se sentent-elles adaptées à cette situation nouvelle?
Appliquons les premiers mots de la Charte des Nations Unies: “Nous,
les peuples”. Ces mots sont repris dans l’avise du logo du Forum
Mondial. Prenons ces premiers mots de la Charte. L’ONU s’est
progressivement ouverte à la société civile en
élargissant et en approfondissant l’opération avec les ONGs
et toutes les activités du système des Nations Unies.
Après la récente Déclaration du Millenium qui repensait
l’apport de la société civile, l’Assemblée
générale a franchi une nouvelle étape en décidant
sur proposition de l’OIT le 21 décembre 2001 de convoquer un
sommet mondial sur la société de l’information qui sera
formellement ouvert à la participation de la société
civile et au secteur privé. Annonçons ainsi cette nouvelle
génération d’organisation internationale qui a
évoqué à toute à l’heure Monsieur Boutros
Boutros Ghali.
Ce sommet mondial sur la société de l’information qui
aura lieu en deux phases, à Genève en décembre 2003 et
à Tunis en 2005, développera une vision universelle et une
compréhension commune de la société de
l’information. Il prêtera des modifications profondes que les
nouvelles technologies de l’information entraînent dans tous les
domaines de la vie et des activités humaines. Et il examinera des moyens
de mettre cette révolution au service du développement humain en
luttant contre la fracture lui-même.
Excellences, Mesdames et Messieurs, ce sommet mondial n’est pas le
dernier né d’un sommet de la première
génération. Il est au contraire le premier sommet de la
première génération. En effet, ce premier sommet est
destiné et construit sur la base d’une architecture nouvelle
pensée par Monsieur Walter Fust et acceptée par les
organisateurs; une architecture qui se comprend facilement. Car en effet, le
débat sur la société de l’information et sur la
fracture numérique est l’un des meilleurs exemples de la
nécessité d’associer dans une même réflexion
et dans une même action trois partenaires: les Etats nationaux, les
entreprises privées et la société civile.
Aux Etats de donner un cadre juridique sûr et stable garantissant une
concurrence juste et transparente attirant l’investissement privé.
Aux entreprises privés de fournir parmi l’éventail des
solutions disponibles, les technologies adaptées aux situations locales
et d’investir dans la construction et dans l’exploitation des
réseaux.
Et à la société civile de fournir par les
universitaires, les milieu culturels, les médias et les ONGs la vie
associative, l’essentiel des contenus dans tous les domaines
d’activités humaines.
Naturellement, cette nouvelle architecture d’un sommet mondial pose
toute une série de problèmes qui sont important et souvent
délicat, qui peut être accréditée, qui peut
participer activement, qui peut prendre la parole qui peut déposer un
amendement et qui a le droit de vote.
Les problèmes de procédure sont à
l’évidence importants, mais ils ne sont pas un salut et
d’ailleurs après tout, l’OIT a bien su trouver en 1919
déjà, la solution nécessaire pour faire siéger
ensemble les Etats nationaux, les organisations d’employeur et les
syndicats de travailleurs.
Mon vœux et mon espoir c’est que le FMSC –qui a choisit de
se concentrer à juste titre sur les mécanismes de participation
de la société civile à la coopération
internationale- fasse preuve d’imagination et de créativité
permettant ainsi d’établir des procédures simples, claires
et efficaces qui pourraient alors être expérimentées du
sommet mondial de la société de l’information.
Je remercie à tous ceux et celles qui ont préparé ce
forum sous la direction de Monsieur Sébastien Ziegler et je vous
souhaite aux uns et aux autres excellents travaux.
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